Science-fiction

31 de marzo de 2020 at 8:39
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Source: Wikipédia, Badge communicateur de Star Trek: La Nouvelle Génération

 

J’ai toujours été fan de SF:  romans, films, BD, jeux vidéo… J’ai tout dévoré avec voracité et, du coup, je me sentais prête à affronter les futurs les plus difficiles avec un héroïsme absolument effortless et chic.

Source: MNI Noticias

Je m’imaginais, svelte et athlétique dans mon uniforme de la Flotte Interstellaire de Star Trek: La Nouvelle Générationma série préférée. Je marchais sans peur, digne, le menton altier, vers le vaisseau spatial qui venait de se poser sur la place de Catalogne de Barcelone. Encore plus douée que la conseillère Deanna Troi, ma prodigieuse empathie allait me permettre de communiquer avec les extraterrestres hostiles qui, charmés, abandonneraient immédiatement la Terre après nous avoir donné la recette de la Paix dans le monde et du vaccin contre le cancer. Ce serait chouette.

Source: Wikipedia

Je me voyais bien aussi en Révérende Mère Supérieure de l’ordre du Bene Gesserit de Dune. Pas sympa pour un sou, mais quelle allure! Sévère, glaciale, zéro sexy mais dotée d’une autorité indiscutable, je soumettrais d’un seul regard tous les dirigeants du monde qui suivraient mes conseils de haute politique pour éviter l’Armageddon. Ça pourrait être marrant.

J’avais aussi d’autres alternatives en tête, plus «mode», disons: la Sarah Connor de Terminator au volant de sa Jeep décapotable Renegade avec son chien et un super bandana dans les cheveux; la Trinity de Matrix avec son long manteau en vinyle noir (j’ai presque le même); le lieutenant Ellen Ripley en petite culotte et débardeur assortis à la fin d’Alien (j’avais acheté les mêmes en gris clair, à l’époque)…

Eh bien c’est raté. En cas de danger, je reste chez moi, morte de trouille, les mains toutes sèches d’autant les laver. J’ai des ongles affreux mais j’ai trop la flemme pour les arranger. J’aurais dû me faire un shampooing aujourd’hui mais, bof, à quoi bon? Et j’ai pris quatre kilos au cas où les vivres viendraient à manquer et, du coup, mon jean et mon t-shirt me boudinent.

De l’héroïsme chic à la panique crade, il n’y a qu’un pas (de virus).

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