Je veux être polie avec tout le monde

18 de enero de 2020 at 8:45

Source: Illustration de Jacqueline Lachaud, Quelle route choisir?, Éditions de l’École, 1963

L’autre jour, en allant au marché, j’ai croisé dans la rue un vieux monsieur qui marchait avec des béquilles. Immédiatement, mon œil de lynx paranoïaque a été attiré par une anomalie redoutable: les lacets de l’une de ses chaussures s’étaient  dénoués! Mon sang de jeannette n’a fait qu’un tour. En un millième de seconde, un univers quantique de conséquences désastreuses s’est déployé: le monsieur allait

Bilan

14 de diciembre de 2019 at 10:33

Source: Wikipedia, Jeune femme à sa toilette, Nicolas Regnier (1626). On a à peu près le même âge, mais ce n’est pas moi.

Il y a des jours, comme ça, surtout à la fin de l’année, où je me sens ratée, médiocre, minable. Bref, une pauvre loser, comme dit mon ami Donald Trump. À l’automne de mes jours (j’ai toujours eu envie d’utiliser cette expression particulièrement ringarde), je regarde ce que j’ai fait de ma vie et je pense: «Ma pauvre vieille, quand je pense que tes profs te promettaient à un futur brillant… Si c’est pas malheureux…». Pour être sincère, mon existence n’a pas vraiment été un désastre, mais quand même, j’aurais sans doute pu mieux faire (comme disaient aussi mes profs). En fait, mon problème à moi, c’est que

Le franc, franchement… (Chapitre 3 et grand concours final)

29 de abril de 2019 at 23:00

Chose promise, chose due. À la fin du chapitre 2 de cette petite histoire des billets français au XXe siècle, nous nous étions quittés sur ce portrait de Blaise Pascal en état de putréfaction avancée, mais je vous annonçais de nouvelles horreurs presque pires. Vous êtes prêts? On y va!

1972-1980: Scoop exclusif: La célèbre restauratrice de l’Ecce homo de Borja, Cecilia Giménez,

Le franc, franchement… (Chapitre 2)

26 de marzo de 2019 at 20:14

Vous vous souvenez? À la fin du chapitre 1 de cette histoire du franc français au XXe siècle, on s’était quittés sur une question: Ne voyez-vous rien de bizarre sur ce billet de mille francs?

Eh oui ! Après 7 (sept!) dévaluations successives depuis la Libération , le franc ne valait plus un sou! À partir de 1960, donc, il va sacrifier deux zéros pour regagner un peu de son prestige. Pendant qu’elle prépare les nouvelles coupures de ce qu’on appelera le nouveau franc ou le franc lourd, la Banque décide

Le franc, franchement… (Chapitre 1)

11 de marzo de 2019 at 11:19

Avoir une rue à son nom, c’est bien, mais avoir sa tronche sur un billet de banque, c’est mieux. Et si c’est sur une grosse coupure, c’est vraiment la consécration. Avant d’adopter les tristes euros (qui ressemblent plus à des billets de Monopoly qu’à de vrais sous, à mon avis), la France avait… des francs -un nom pas très créatif mais facile à retenir, au moins. Des francs qui, eux, en jetaient, même si les circonstances historiques en altéraient parfois la somptuosité. Regardez plutôt.

1908: Des personnages représentant l’Agriculture, le Commerce, le Travail et la Fortune. Le symbolisme n’est pas loin… mais la paix le sera bientôt.

Pas de cadeau!

28 de febrero de 2019 at 12:45

Pixabay

La vie d’apprentie blogueuse ne fait pas de cadeau. Quelques jours après la publication d’un post où je rigolais —pas très gentiment— de Marie Kondo, je tombe sur un article de son blog au titre prometteur: «Que faire des cadeaux qui ne nous apportent pas de la joie». «Ah, ah, ah!, ai-je pensé. On va bien rigoler. Voyons quelles conneries elle raconte aujourd’hui.» Et puis non. Celle qui s’est sentie toute conne, c’est moi.

Marie Kondo fait preuve d’une profonde intelligence du cœur lorsqu’elle observe que même les cadeaux qui ne nous plaisent pas sont avant tout

La mauvaise foi

10 de febrero de 2019 at 15:30

Source: Pixabay

«Tous les vices sont laids, mais le plus laid de tous, c’est… MENTIRRRR!», rugissait ma grand-mère. Était-elle pour autant la sincérité incarnée? Bien sûr que non, mes anges, mais elle maitrisait à la perfection l’Art de la Mauvaise Foi. Vous ne savez pas ce que c’est? Allons, allons, ne soyez pas de mauvaise foi! Tenez, je vais vous le démontrer grâce à

L’âge du «Pourquoi?»

28 de enero de 2019 at 8:30

©Tome et Janry

Il n’est pas nécessaire d’avoir eu des enfants, car on a presque tous été confrontés aux Pourquoi? de nos neveux, des enfants de nos amis, de nos petits frères ou de nos petites sœurs. Théoriquement, ça commence vers 2 ans et ça peut continuer jusqu’à

À demain…

21 de diciembre de 2018 at 16:02

Source: Manuel Domínguez Sánchez, «La muerte de Séneca», Wikimedia Commons

Pro-cras-ti-na-tion. J’ai énormément de mal à écrire (et à prononcer) ce mot parce que, quand j’étais petite, je vous jure qu’il n’existait pas. Les gens d’avant procrastinaient sans le savoir, spontanément, ingénument et sans se prendre la tête. Ils disaient «Demain», «Lundi» et «Après les Fêtes» comme ma belle-mère, ou «Y’a pas l’feu!» et «Minute papillon!» comme mon père, ou encore «Ne remets jamais à demain ce que tu peux faire après-demain» comme mon cousin Daniel. ET PERSONNE NE SE SENTAIT COUPABLE.

De nos jours, les choses ont bien changé. La preuve:

Qui a eu cette idée folle?

1 de julio de 2018 at 10:59

Pixabay

 

 

 

C’est ce sacré Charlemagne qui, d’après la chanson de France Gall, a eu un jour cette idée folle d’inventer